VOYAGE

Les Alpes majestueuses à Courchevel

S’il y a un lieu qui cultive le chic avec authenticité dans ce monde, c’est bien Courchevel. La ville alpine puise dans ses racines un goût raffiné pour le chic et le beau tout en mettant sa passion pour le sport en avant. L’occasion du pratiquer le ski en famille dans ces grands espaces des Alpes françaises en haute-montagne lors de ces vacances à la montagne. Les vacanciers de la station familiale montagnarde pourront pratiquer dans le snowpark le freeride, le hors-piste sur des kilomètres de pistes, le snowboard,  le ski de fond, le ski alpin selon l’enneigement à plusieurs mètres d altitude sur ce grand domaine où l’art de la glisse dans ces vallées alpines sera aussi important que l’allure !

Par Christel Caulet

novembre, 2020

Courchevel, une station sportive avant tout…

Amoureux d’altitude et de chic, Courchevel est fait pour vous ! Avec ses reliefs escarpés, la station de ski séduit les fidèles depuis plusieurs générations. Les boutiques de luxe ont pignon sur rue et se dévoilent sans complexe, tout comme les hôtels cinq étoiles. La belle ville montagnarde attirait autrefois une clientèle de personnes argentées… Mais le confinement est passé par là et on est en droit de s’interroger sur l’état d’esprit de la station des sports d’hiver. Vue du sommet de la station, depuis le départ du grand couloir de la Saulire, Courchevel n’a pourtant guère changé. Il suffit de jeter un œil à sa maquette originelle, dessinée en 1946, pour s’en rendre compte. Plus de 70 ans plus tard, rien ou presque n’a changé. Mais si au départ cette station de ski devait être un symbole républicain, elle s’est vite travestie pour devenir un lieu de faste et de luxe. Du coup, on se retrouve avec des accès aux pistes de ski multiples pour chaque chalet. Sans oublier les puissants émirs du pétrole et les oligarques russes qui l’ont transformé en refuge pour l’argent et la fête… De quoi en perdre son latin quand on n’entend dans les petites artères du centre-ville que du russe ou de l’anglais…

.

Courchevel Alpes

« Ici, c’est sur les skis qu’on fait la différence », confie Georges, un ancien qui a dévalé plus d’une fois les pistes et qui connaît chaque sommet par cœur.

©TwoDreamersTraveling_DSC08003

Mais peu importe, comme diraient les vieux de la cité montagnarde ! Car « ici, c’est sur les skis qu’on fait la différence… » Pour cela, il faudrait plonger dans les archives du ski français… Mais nous n’aurons pas le temps pour ça. On vous donnera probablement rendez-vous à la Croisette pour prendre une cabine qui vous mènera au sommet des pistes. De là-haut, la beauté des sommets semble immaculée, statique et pourtant en mouvement perpétuel. Avec les chutes de neige, le décor change en permanence. Comme nous dira avec philosophie Georges, un ancien du village qui a passé sa vie ici, « vous savez, on ne fait que les croiser, les riches ! Moi, je ne parle pas russe et je suis français ». Il vous sourit avec politesse et vous pointe les sommets du doigt, n’hésitant pas à vous raconter des anecdotes sur chacune de ces montagnes.

Courchevel-Ski-Resort-In-Alps

Des clients qui ne lésinent sur rien

Pourtant, pour Laurence Bourgeois, responsable à l’office de tourisme, « Courchevel est avant tout une station internationale ». De ses nouveaux bureaux fraîchement installés à quelques dizaines de mètres de la Croisette, au-dessus d’un bijoutier de luxe et de la boutique Hermès, elle contemple le cœur de la station, les yeux pétillants. Il suffit de jeter un regard rapide sur les peaux pâles rougies par le soleil pour savoir qui est d’ici et qui ne l’est pas. Les Anglais, inventeurs historiques du tourisme et des sports d’hiver, sont le plus gros contingent d’habitués de la station, selon la spécialiste. D’ailleurs, prenez rendez-vous à la nuit tombée dans les spots de la ville pour les découvrir avec une pinte à la main en train de faire la fête. Pour cela, il vaudra mieux aller au comptoir du Jump ou du Piggy’s, les lieux de rendez-vous britanniques de la station. Sans oublier les Russes qui, eux, s’affichaient et montraient par A+B qu’ils dominaient financièrement. Les clichés ont bonne réputation. Vous trouviez autrefois un nombre incroyable de belles blondes emmitouflées dans un anorak qui scrutaient avec attention les entrées et sorties dans les lieux huppés de la ville.  Pour les commerçants de la ville, la clientèle internationale était un gros point fort qui a été mise à mal par le confinement. « Forcément, on souffre. Nos clients aiment faire la fête et ne lésinent sur rien. Pour ma part, j’avais 80% de ma clientèle d’origine russe », explique Michael, qui tente d’organiser un transfert en hélicoptère depuis Milan pour un groupe de clients de son hôtel.

 

Nouveau chalet à Courchevel
nouveau chalet à la location à Courchevel

Un paradis blanc encore accessible

Ici, c’était autrefois le culte de la démesure. Pour le patron du Snow Limit, un bar chic de la ville, « nous avions des oligarques russes qui pouvaient claquer jusqu’à 92 000 € pour un déjeuner d’une vingtaine de couverts au Cap Horn ». Au pied des pistes, il reconnaît que la saison qui débute n’aura pas le même goût. Pour lui, les affaires de justice de ces millionnaires ont coupé court aux soirées fastueuses et décadentes de Courchevel.  Il sert un verre de champagne sans trop y croire. « Vous savez, le confinement nous a pris notre clientèle huppée et la justice internationale a mis fin à tout ce pognon qui finissait dans nos poches. Alors aujourd’hui, je ne sais pas ce qu’on va devenir », précise le patron du Snow Limit. « Ce n’est pas un métier facile, être au service des riches, on est bien payé mais on marne. On se lève tôt le matin et on se couche très tard. Et sans se plaindre des conditions de travail. Nous, on n’a pas ce luxe. » La clientèle française devrait venir, enfin si elle en a les moyens. Car ce faste a coupé court aux envies de dévaler les pistes de ski pour bon nombre de Français. Une maigre consolation pour ce patron qui reconnaît aisément que les Français n’ont plus autant les moyens qu’avant. « Aujourd’hui, les français qui viennent à Courchevel s’installent à Moriond (1 650 m) ou même à Praz (1 350 m), et viennent profiter du domaine skiable sportif, au forfait inférieur à celui de Val-d’Isère (30 € contre 45€). »  La station internationale de Courchevel ronge son frein, en attendant la venue de sa clientèle de luxe après ce confinement. Une attente insupportable pour bon nombre de professionnels. « Rester les bras croisés, ce n’est pas comme ça qu’on a été élevé ici. Alors ça fait mal au cœur d’attendre », confirme un propriétaire de bar.

 

La station internationale de Courchevel ronge son frein, en attendant la venue de sa clientèle de luxe après ce confinement. Une attente insupportable pour bon nombre de professionnels.  » Rester les bras croisés, ce n’est pas comme ça qu’on a été élevé ici. Alors ça fait mal au cœur d’attendre » confirme un propriétaire de bar à Courchevel.

Le culte de l’image !

Forcément, on est en droit de s’interroger sur l’avenir d’une telle station. Sa capacité d’accueil, son charme, sa renommée fastueuse séduiront-elles à nouveau les Français ? Faudra-t-il revoir des photos de stars nationales, les moon-boots au pied, pour attirer une nouvelle clientèle ? Les images de Brigitte Bardot souriant à tout-va dans les boîtes de la station avaient bâti autrefois l’image des nuits de Courchevel. Les stars du show-biz seront-elles de la partie à l’heure où le luxe pourrait entrer en récession ? Les soirées des Caves de la Loze, où une riche jeunesse dansait, ou encore celles de La Grange offraient des lieux de rêve pour une bonne soirée alpine et hivernale. La station de ski s’affichera-t-elle orgueilleuse ou saura-t-elle redescendre de ses sommets ? Attirer les skieurs de la région le week-end, de même que les touristes sans millions à dépenser, est-t-il un challenge raisonnable ? Laurence Bourgois, la jeune responsable de l’office du tourisme, le reconnaît aisément : « La saison s’annonce compliquée », mais le Conseil général de la Savoie s’est toujours battu pour que la montagne reste accessible à tous. Alors, cette année, aussi il faudra revenir aux basiques… Et pour l’après-ski, il vous suffira d’une télécabine lors de ce séjour au ski pour rejoindre votre chalet, le plan des pistes à la main. Selon le dénivelé, vos vacances au ski promettent de bons moments avec un grand nombre d’activités ludiques selon l’ensoleillement. Il vous faudra contempler ces panoramas avec un front de neige et de poudreuse pour en garder un souvenir inoubliable. Pour ces vacances d’hiver, c’est sur toute la famille profitera de ces joies sur ces grands domaines. Les amateurs de ski apprécieront ces Balades en motoneige entre sapins et vue imprenable.

 

ski courchevel
©TwoDreamersTraveling_Raquettes_DSC04604
Vallée alpine

Les chiffres clés

42 hôtels implantés, dont 16 sont des 4-étoiles.
5 étages, désignés par leur altitude, composent la station : Courchevel 1850, Moriond (1650 m), Courchevel 1550, Le Praz (1350 m) et Saint-Bon.
32 000 habitants en pleine saison, contre 1 800 habitants à l’année.
90 % des habitations ont un accès aux pistes « skis aux pieds ».
60 nationalités sont représentées à Courchevel en hiver, parmi lesquelles 40 % sont des Britanniques, 40 % sont des Français, et 3 % des Russes.
800 moniteurs, dont 100 indépendants, travaillent à Courchevel hors période covid19
2 738 mètres, tel est le point culminant de la station
120 pistes recensées, dont 9 noires.
63 remontées mécaniques
150 km de pistes de ski

Jet-lag Magazine n°18 | VOYAGE | Décembre 2020

Jet-lag Magazine N°18 | Hors série | Page 21

Un petit mot à ajouter ?

×

Chaque semaine, tu bénéficieras d'un contenu inédit directement dans ta boite mail.... Inscris-toi !

popup magazine