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INTERVIEW

Douglas Kennedy, l’écrivain voyageur prolifique

Inspiré par Hemingway, qui lui a montré le chemin des lettres et du voyage, le new-yorkais Douglas Kennedy est devenu le plus français des écrivains américains. L’homme qui a vendu 15 millions de livres (8 millions rien qu’en France) revient avec une autobiographie (*) mêlée de bon sens et d’une pointe de philosophie. Nous l’avons croisé sur la route. En toute pudeur et discrétion, il nous raconte cette vie de bohème.

Par Christel Caulet

juin, 2022

S’évader à la portée de tous

Il lui suffit de pas grand chose pour prendre la route.  C’est d’ailleurs comme cela, aussi simplement, qu’il définit les lieux de ses livres. « Il y a forcément Paris. Parce que j’y habite, j’ai épluché toutes les bonnes adresses du 10e arrondissement où j’habite. Cette ville est captivante… Pourtant, c’est vrai que chaque livre ressemble à un nouveau voyage. Londres, Paris, New York, Berlin, à chaque livre, sa destination. » Au fil des pages, il peint, sculpte, décrit avec précision un quotidien. Car pour lui, bouger est indispensable  » Cela permet d’éviter l’ennui. C’est devenu mon métier, je suis un écrivain voyageur. Je n’ai pas besoin de grand chose pour écrire. Un sac à dos, une sacoche avec mon ordinateur, un calepin, un stylo-plume ou même un stylo bic, et je peux vous écrire un nouveau monde… » Une facilité déconcertante pour  visualiser des scènes au fil d’images évocatrices et vous voilà plongées dans un autre univers. Car Douglas Kennedy, l »écrivain voyageur joue de ses phrasés pour vous amener ailleurs au fil des pages.

Douglas Kennedy, auteur

« J’ai toujours voyagé. Et j’adore ça ! », nous a confié Douglas Kennedy.

Los Angeles la nuit

« J’ai toujours voyagé. Et j’adore ça ! » « Je peux autant aller dans le bitume des grandes villes qu’arpenter les grands espaces », confie-t-il. Dans son dernier opus, « Les hommes ont peur de la lumière », on débarque dans un Los Angeles aussi sombre que lumineux. D’ailleurs, il suffit de lire ses livres pour comprendre ce qu’il aime du voyage. « Dans mon premier livre, Cul de Sac, l’histoire se passe en Australie, un pays qui me passionne. A la fois riche par ces grandes villes comme Sydney, Melbourne et par sa désertique campagne. C’est un continent à lui tout seul, 23 millions d’habitants. Mais il suffit de se retrouver sur l’une des routes qui vous mènent au centre du pays pour comprendre que vous pourriez être au milieu d’une fin de monde tellement c’est grand… » Il raffole de ces lieux qui ont autre chose à vous raconter, rien de bling-bling, quelque chose de plus authentique, de brut, de vrai.

Suite du Lausanne Palace

Ces hôtels où il aime aller

Forcément, ses envies de voyages ont du évoluer. « J’adore être dans des hôtels. Car on a rien d’autres à faire que de se concentrer sur soi. Pas de ménage à faire, pas de course. J’ai bien sûr, la chance d’avoir pu aller dans les plus beaux palaces mais je crois finalement que j’apprécie autant l’élégance que le confort. Mon préféré, indiscutablement, est le Lausanne palace. C’est un hôtel chic qui vous accompagne et vous fait découvrir des choses. Là bas, assurément, j’ai découvert le design. C’est raffiné, élégant même ! C’est le genre d’hôtels où tous les écrivains rêvent de pouvoir s’y installer. « 

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Un écrivain globe-trotteur

Quand on lui demande où il rêve d’aller, on reformule notre question immédiatement. « Je reviens de Patagonie. Vous connaissez ? C’est splendide. L’Argentine et le Chili, c’est vraiment extraordinaire !  » Il s’élance alors dans un récit autant spontané qu’improvisé avec une précision qualificative appréciable. Et puis, il distille alors les destinations où il rêve de retourner. « L’Inde, indiscutablement. C’est un vrai choc culturel quand on y va la première fois. J’aimerai vraiment y retourner pour voir si mon regard sur ce pays a changé. » La destination où il rêve d’aller : « La Chine, je n’y suis encore jamais allé. Mais je pense que cela doit être une sacrée expérience » La destination la plus étrange qui l’attire : « L’Arctique. J’aimerai bien aller voir l’Alaska ou le nord extrême, tenter une destination moins confortable peut être source d’une découverte passionnante. Dès l’instant où on a un billet aller retour, je crois qu’il n’y a pas de destination énigmatique. « 

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Une inspiration à chaque instant

Il suffit alors de pas grand chose. Un bout de papier ou un ordinateur et la passion des mots juste pour raconter encore et encore. Dans son bureau, au style raffiné – « J’adore la déco ici », nous confie-t-il -, Douglas Kennedy éteint la radio qu’il écoutait et allume la chaîne de musique classique de la BBC, prépare une tasse de café pour nous. Cet hyperactif en boit des litres et puis engage la conversation avec un naturel désarmant. « Vous savez j’adore les trains… J’aurai rêvé d’écrire une histoire comme Agatha Christie l’a fait… Peut être une inspiration pour un prochain livre…

patagonie chilienne
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