INTERVIEW

Pékin Express : Stéphane Rotenberg raconte l’envers du décor !

Stéphane Rotenberg est un présentateur pas comme les autres. Sympathique, avenant, il vous met à l’aise avec sa joie qui vous contamine immédiatement. Forcément alors que ce numéro sur l’après confinement s’imposait, on a pu avoir son ressenti et sa manière de vivre ces changements qui se sont imposés au cours de l’une des émissions de télé les plus emblématiques du moment.

Par Christel Caulet

février, 2021

Pékin Express face à la plus grande pandémie

L’émission de tous les records, Pékin Express,  incarne un « exploit en terme de réalisation. » Pour le journaliste présentateur phare de M6, Stéphane Rotenberg, « l’émission a fait face à la plus grande pandémie du jour au lendemain » , explique le spécialiste du voyage pour M6. « On était en plein tournage de Pékin Express en Ouganda quand on a appris le confinement. Il a fallu que l’on s’organise en très peu de temps. Ce fut soudain.  Je me souviens avoir regardé à distance le discours du Président Maceron qui fermait alors les frontières. Là,  vous ne savez plus ce qu’il peut se passer. Il faut alors réagir très vite. D’abord, les candidats du jeu qui participent, sachant qu’on a très peu de temps pour rapatrier tout le monde. La production avait alors mis en place des navettes pour rapatrier les équipes. Mais vous avez l’impression de nager dans le flou le plus total sans trop savoir ce qu’il va se passer », raconte le présentateur avant de poursuivre.  » Vous êtes au fin fond de l’Ouganda et le lendemain vous êtes à Orly, sans trop comprendre ce qu’il vient de se passer. »

Stephane Rottenberg pour Pékin Express en Ouganda

 On a commencé en Ouganda au cœur de l’Afrique avant de filer en Grèce et de terminer le jeu en Turquie au porte de l’Iran. C’est quand même fascinant !

Murchison-Falls-Uganda

La situation était, bien sûr, atypique. Puis ensuite, il a fallu réfléchir à ce qu’on allait faire pour le jeu. La saison n’était pas terminée même si c’était un drame mondial qui se passait. « On a tenu à rassurer les candidats et les équipes de tournage par rapport à l’émission en leur confirmant qu’on allait reprendre. En changeant quelques éléments du jeu. C’est quand même la première fois que Pékin Express se passe sur deux continents. On a commencé en Ouganda au cœur de l’Afrique avant de filer en Grèce et de terminer le jeu en Turquie au porte de l’Iran. C’est quand même fascinant ! » 3 continents en une saison, c’était une première en quelque sorte.  C’est un choc exceptionnel, devoir tout réorganiser avec ce confinement qu’on a subi ! »,  confirme Stéphane Rotenberg avant d’ajouter : « Surtout qu’on ne savait pas quel serait l’accueil des Turcs. Pékin Express est un jeu dingue qui permet d’aller à la rencontre de peuples. Mais là, on ne savait absolument pas comment on allait être reçu ! »

Charity and relief workers with there kids walking around the local villages of Mbale in Uganda. Enjoying a break of the charity work.

Pas le temps de préparer en avance l’émission, place au direct

« D’habitude quand on tourne, tout a été préparé et vérifié pendant quatre mois à l’avance. Là, on avançait dans l’inconnu. Quand on a décidé de poursuivre le jeu en mai, il a fallu réagir très vite. Bien sur, les autorités turques ont vraiment joué le jeu à fond. On a pu avoir des papiers et les autorisations de tournage très vite. Mais, là où cela s’est compliqué, c’était quand on  apprenait qu’il y avait des clusters repérés dans des villes sur notre itinéraires. Les conditions sanitaires ont été respectées dans la totalité. Mais devoir faire comme un direct quand vous avez des avions de chasse qui vous passent au dessus, c’est quelque chose quand même !  Ce fut une saison difficile à tous les égards. On a du réécrire les règles du jeu. En Ouganda, par exemple, il y a très peu de routes bitumées, vous trouvez plus des chemins de poussières rouge, c’est une route passionnante. Donc, il y a très peu de voitures. Ce qui était un handicap pour les candidats. Donc on a été obligé de rajouter une voiture bonus par exemple », détaille Stéphane Rotenberg. « Ensuite, il y a toujours des débuts plus difficiles pour certains candidats. Comme ceux qui avaient pris de grosses valises compactes et solides. C’est top mais peu pratique quand tu te retrouves en pleine brousse au milieu de l’Afrique. « 

Un casting qui a su s’adapter à des conditions de tournage différentes

Sur 45000 candidats, seuls quelques douzaines de participants sont sélectionnés.  » Bien sûr, on sélectionne un casting de rêve même si on a des candidats qui ont des profils plus touchants. On sait tours les ans, qu’on aura des tandems drôles et amusants, des gens pas affûtés physiquement pour ce type de jeu, des gens ultra ambitieux, par exemple. Même si je suis d’une neutralité absolue dans ce jeu, j’ai quand même beaucoup d’affections pour ceux qui n’ont pas le profil qui correspond à ce type de jeu. C’est en général les plus surprenants ! On a des clients qui ne parlent pas anglais par exemple mais qui partent à Pékin Express et qui viennent tenter leur chance. C’est ce que j’aime le plus sur ce jeu, c’est  cet acte de bravoure qu’ont ces gens ordinaires de se dire « On verra bien ! ». On a aussi des gens qui n’ont absolument pas le sens de l’orientation. Eux, ils me font toujours marrer. Mais qu’est ce qu’ils viennent faire sur Pékin Express ? « Car pour eux, ce n’est pas gagné effectivement, surtout que l’émission impose pour un bon déroulement des séquences du tournage des délais ultra courts. « Au maximum, il faudrait dans le meilleur des cas, 5 heures de différences entre les différents candidats. Ce qui n’est pas toujours gagné quand vous avez des gens pas du tout prêts physiquement ! Cela nous fait toujours rire mais finalement c’est aussi ça la morale de ce jeu :Se dire que des gens pas baroudeurs pour un sou peuvent aussi y arriver.  C’est ce qui est fabuleux à suivre ! Très sincèrement, depuis le début de ce jeu, on en a de plus en plus des gens qui n’ont absolument pas le profil pour participer à ce jeu mais qui viennent quand même tenter leur chance. Je suis assez admiratif de ces gens là. Insouciants et légers qui se foutent littéralement de ne pas être les meilleurs en apparence. Du moins, moi c’est ce qui me touche le plus !« 

 En Turquie on a reçu un accueil parfait, la population a été chaleureuse et d’une gentillesse absolue. On était en Cappadoce et les gens ont été vraiment exceptionnels.

Chaleur humaine en Turquie

Le voyage c’est aussi être étonné à chaque instant. « En Turquie on a reçu un accueil parfait, la population a été chaleureuse et d’une gentillesse absolue. On était en Cappadoce et les gens ont été vraiment exceptionnels. Ils étaient heureux de rencontrer des Occidentaux, tout simplement. C’est marrant parce qu’on n’imaginait pas qu’on serait reçus comme cela. On s’est même retrouvé dans des sites de toute beauté sans personne l’été dernier. Et ça, cela n’aurait pas pu être possible sans l’aide du gouvernement turc qui nous a simplifié les accès. Je pense que la saison 2020 de Pékin Express restera dans les annales. Pour moi, c’est la première année que l’émission donne autant envie aux gens de voyager, je pense. Pour ma part, j’ai  vraiment été subjugué par ces décors  d’exception. On a probablement tourné nos plus belles images à cette occasion.« 

Murchison Ouganda
Zelve-Turquie
Kisoro-Uganda

Souvenir inoubliable !

girafes en ouganda

 Moi, je ne suis pas trouillard et puis on est quand même bien entouré pendant le tournage, on est protégé par des spécialistes locaux. Mais je peux vous confirmer que cela donne toujours une certaine émotion lorsqu’on se retrouve à quelques mètres d’un rhinocéros ou de girafes.

Le fait marquant

Lorsqu’on était en Afrique, certains candidats ont eu la chance de se retrouver à deux mètres de tigres. « Moi, je ne suis pas trouillard et puis on est quand même bien entouré pendant le tournage, on est protégé par des spécialistes locaux. Mais je peux vous confirmer que cela donne toujours une  certaines émotions lorsqu’on se retrouve à quelques mètres d’un rhinocéros ou de girafes. Personnellement, j’ai eu la chance d’être à pied à ce moment là. Et c’est un de mes moments les plus inoubliables« , raconte l’expert de Pékin Express.

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